C'est un moment qui s'est construit de façon miraculeusement simple, le moment choisi convenait particulièrement bien, d'autant que ceux qui venaient de loin avaient déjà prévu de venir samedi. Au milieu de la dévastation, c'est cette fleur qui a poussé et qui nous a porté. Vendredi soir, on a eu un moment de rigolade avec Laurène pour rien, juste comme ça, pour moi c'était la joie à l'idée de ce rassemblement qui se préparait autour d'elle le lendemain et de l'importance de ce sacrement (plus peut-être aussi l'ivresse due au manque de sommeil...). La nuit suivante, elle a dormi, exceptionnellement, au point même qu'elle a eu du mal à émerger.
Mais à 13h, elle était bien là. Autour d'elle et du Père de la paroisse, il y avait sa grand-mère, oncle, tante et neveux de Haute-Marne, Elsa qui est venue de Londres (merci encore Elsa), sa marraine, paroissiennes et amies, et aussi le Père Loïc, dont la présence était un cadeau. Et aussi tous ceux avec qui nous étions en union, merci à tous ! Laurène était bien présente dans l'instant, concentrée sur sa prière...
Ensuite, quand tout le monde a été parti, elle a été très fatiguée. Elle m'a dit qu'elle était épuisée. Elle le dit souvent mais là elle me l'a dit en me regardant, avec ce regard qui demande ou qui veut faire comprendre quelque chose. Je lui ai dit "plus que d'habitude ?". Elle m'a dit oui. J'ai eu peur mais ensuite, ça a été mieux.
Demain, rendez-vous à l'Igr, pour parler de la suite et prendre une décision à propos de la chimio "palliative";
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