Je porte une paire de chaussures.
Elles sont belles mais elles ne ressemblent à aucune paire de chaussures que je connaisse. Elles me font aussi très mal, surtout si je veux marcher sur les chemins où je marchais avant, avant de devoir les porter. Avant, je portais déjà des chaussures un peu spéciales, pas très faciles c'est vrai mais qui n'empêchaient pas d'avancer, bien au contraire. Celles-ci, je les avais vues de loin, je savais bien qu'une fois que je les aurais au pied, ce serait différent et ce serait pour la vie, et ça vraiment, je ne voulais pas.
Alors, pour un instant, je les enlève. Pourquoi pas finalement ? Pourquoi ne pas faire comme si on ne les avait jamais vues ? D'autant que personne ne me parle jamais de ces chaussures, comme si personne n'était au courant. Peut-être que personne n'est au courant ? Peut-être que tout le monde a oublié ? C'est vrai, ça fait déjà presque 19 mois que je les porte, on est tous passé à autre chose, la vie continue, pas vrai ?
Oui mais non, à un moment ou à un autre, il faut les remettre ces chaussures. Et là, c'est encore pire qu'avant, c'est juste insupportable.
Alors, il ne faut pas les enlever. Et la seule solution pour avoir moins mal, c'est de marcher sur d'autres chemins que ceux qui étaient les miens avant. Je cherche ces chemins, je les envisage, je les teste parfois. Ce ne sont pas des chemins faciles, ils sont arides et désertiques, ils n'ont rien de spectaculaire ou d'attrayant, ils m'entraînent dans des contrées dans lesquelles je ne pensais pas pouvoir vivre, même si, de la façon la plus inattendue, ils m'offrent parfois un magnifique rayon de soleil.
Il faut quoiqu'il arrive continuer à chercher, à avancer. Pour une raison très simple : ces chaussures sont la marque du trésor qui m'a été donné. Oublier ces chaussures, c'est oublier ce trésor et un trésor, on le garde, on en profite, on le contemple chaque jour et on voudrait que tout le monde en profite.
J'espère que ce trésor et ces chaussures trouveront leur place, avec votre aide. Je ne sais pas comment, mais j'ai confiance, ça se fera...
Elles sont belles mais elles ne ressemblent à aucune paire de chaussures que je connaisse. Elles me font aussi très mal, surtout si je veux marcher sur les chemins où je marchais avant, avant de devoir les porter. Avant, je portais déjà des chaussures un peu spéciales, pas très faciles c'est vrai mais qui n'empêchaient pas d'avancer, bien au contraire. Celles-ci, je les avais vues de loin, je savais bien qu'une fois que je les aurais au pied, ce serait différent et ce serait pour la vie, et ça vraiment, je ne voulais pas.
Alors, pour un instant, je les enlève. Pourquoi pas finalement ? Pourquoi ne pas faire comme si on ne les avait jamais vues ? D'autant que personne ne me parle jamais de ces chaussures, comme si personne n'était au courant. Peut-être que personne n'est au courant ? Peut-être que tout le monde a oublié ? C'est vrai, ça fait déjà presque 19 mois que je les porte, on est tous passé à autre chose, la vie continue, pas vrai ?
Oui mais non, à un moment ou à un autre, il faut les remettre ces chaussures. Et là, c'est encore pire qu'avant, c'est juste insupportable.
Alors, il ne faut pas les enlever. Et la seule solution pour avoir moins mal, c'est de marcher sur d'autres chemins que ceux qui étaient les miens avant. Je cherche ces chemins, je les envisage, je les teste parfois. Ce ne sont pas des chemins faciles, ils sont arides et désertiques, ils n'ont rien de spectaculaire ou d'attrayant, ils m'entraînent dans des contrées dans lesquelles je ne pensais pas pouvoir vivre, même si, de la façon la plus inattendue, ils m'offrent parfois un magnifique rayon de soleil.
Il faut quoiqu'il arrive continuer à chercher, à avancer. Pour une raison très simple : ces chaussures sont la marque du trésor qui m'a été donné. Oublier ces chaussures, c'est oublier ce trésor et un trésor, on le garde, on en profite, on le contemple chaque jour et on voudrait que tout le monde en profite.
J'espère que ce trésor et ces chaussures trouveront leur place, avec votre aide. Je ne sais pas comment, mais j'ai confiance, ça se fera...
(inspiré d'un texte publié par la maman de Zoé)
La prochaine fois Marie-Line, si toutefois mon chemin est encore carrossable pour tes chaussures, on parlera vraiment d'elles... d'elle... d'ailes.... si ce jour-là tu le veux.
RépondreSupprimerJe t'embrasse affectueusement