Avant, j'avais lu (et relu) son livre "Petit traité de la joie, consentir à la vie". Un petit extrait : "L'homme qui consent reconnaît la limite de son pouvoir sur les choses, mais cette défaite est sa plus grande victoire : il ne s'agit plus de défaire ce qui fut mais de se défaire de son illusoire toute-puissance...Le consentement est un actif dessaisissement : l'énergie est tout entière donnée à accueillir l'épreuve du mieux qu'on peut. La souffrance est intrusion du non-sens dans le cours d'une vie. Ce qui en elle fait souffrir c'est son absurdité. Elle coupe la parole, assurément, car il n'est rien qu'on en dise qui ne sonne immédiatement comme un mensonge. Mais si l'on ne peut comprendre, il reste ce pouvoir étrange de dire Amen : telle est ma voie, je l'accepte. L'acquiescement authentique à la souffrance ne vise pas la souffrance elle-même mais le refus de l'esquiver, afin de pouvoir la surmonter de l'intérieur."
Seule voie possible, cet acquiescement n'en est pas pour autant un chemin facile, c'est un sentier escarpé, mais l'important c'est qu'il y ait un chemin...

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